Polémique sur la viande halal : scandale ou racisme ?  

Chers amis du Naturel,  

Je vous le dis tout net : je n’ai pas peur…  

…et je continuerai le combat, coûte que coûte !  

Aujourd’hui, les associations qui militent pour le bien-être animal sont traitées de tous les noms !  

Le Journal l’Express parle de « débat impossible »1 :  

« Des associations veulent interdire l'abattage sans étourdissement. Les religieux sont vent debout, les politiques se taisent par peur du dérapage. »

Le Journal L’Opinion parle de « sujet impossible à déminer »2

« Les règles de l’abattage casher ou halal horrifient les défenseurs des animaux. Mais pour l’Etat, intervenir pour mieux encadrer les coutumes est extrêmement risquée politiquement » 

C’est terrible, mais de nos jours, quand on défend le bien-être animal, on est désormais accusé « d’islamophobie » !!!

 « Le sujet est central quand on parle de bien-être animal mais, pour qui voudrait le traiter, il n’y a que des coups à prendre, et de toutes parts », précise le Journal L’Opinion.

Eh bien moi je n’ai pas peur de prendre des coups. 

Car la VÉRITÉ et la JUSTICE sont de notre côté !  

La preuve : le Conseil Économique, Social et Environnemental (CESE) vient de rendre un avis officiel qui nous donne raison ! 

Coup de tonnerre en notre faveur : l’avis du CESE 

Cet avis a été adopté il y a quelques jours, le 27 novembre, par une majorité écrasante 3 : 156 voix pour, 3 contre.  

 Voici ce qu’il dit, noir sur blanc :  

« En France, conformément à la règlementation européenne, l’étourdissement des animaux est obligatoire avant leur saignée.  

Toutefois, les abattoirs peuvent déroger à cette règle pour l’abattage rituel.  

Notre pays est cependant celui qui pratique le plus cette dérogation, devant les Pays-Bas et la Hongrie. »  

Pourquoi pratique-t-on autant l’abattage rituel en France ?  

Pour des raisons de gros sous :  

« L’analyse des données disponibles révèle qu’une partie, sans doute significative, de la viande issue de ces modes d’abattage, est commercialisée au-delà des circuits halal et casher.  

En effet, pour des raisons d’intérêts économiques liées au fonctionnement de certains abattoirs, les abattages rituels peuvent excéder la demande réelle de ce type de viande halal et casher, sans que les éleveurs en soient informés.  

En clair, cela coûte moins cher d’avoir un abattoir 100 % halal plutôt que d’avoir un abattoir 20 % halal et 80 % classique :

Dès lors, la viande halal/cascher est commercialisée notamment via la restauration hors domicile et les plats cuisinés, sans mention particulière pour les consommateurs. »

Traduction :  

Beaucoup de Français mangent de la viande « rituelle » sans le savoir !!!  

Et c’est pour ça que nous avons lancé notre grande pétition pour l’étiquetage obligatoire de la viande abattue de façon rituelle !  

JE SIGNE LA PÉTITION

Nous avons le droit de savoir ce qu’il y a dans notre assiette !  

Nous avons le droit de vouloir préférer la viande issue d’un abattage respectueux des animaux !  

Car le CESE rappelle que l’abattage rituel provoque des souffrances horribles chez l’animal :  

« Le Comité économique et social européen a considéré que « faire une exception pour l’abattage rituel n’est pas cohérent avec l’objectif de protection des animaux ». 

Les récents travaux de recherche sur la conscience animale, remettent en cause l’acceptabilité de l’abattage d’un animal en pleine conscience ».  

Ce que subit l’animal est franchement horrible. 

Tellement horrible que le Conseil économique et social craint des répercussions psychiques sur les êtres humains qui assistent à ce carnage !  

« De plus, pour les salariés qui ne les pratiquent pas, assister dans leurs locaux aux abattages rituels constitue une source de stress supplémentaire »

Et le pire, c’est qu’il serait tout à fait possible de faire autrement, sans froisser les religions !  

D’après le CESE, « Des alternatives existent pour que l’abattage respecte les règles religieuses des cultes juif et musulman. »  

Voilà pourquoi je vous invite à signer d’urgence notre grande pétition, et à faire signer autour de vous.  

Le MINIMUM VITAL, c’est d’imposer en urgence une étiquette obligatoire : « viande abattue sans souffrance ». Selon Pierre Pauchet, militant associatif, « il s'agit de trouver une signalétique pour informer les consommateurs soucieux du bien-être animal. Un simple code chiffré, comme sur les œufs pourrait faire l'affaire ».  

C’est quelque chose de très facile à réaliser, et qui peut être mis en place en quelques heures, dès lors que la décision est prise.  

Voilà pourquoi notre pétition est déterminante : si nous sommes assez nombreux à faire pression sur les hommes politiques, ils seront contraints d’agir.  

Nous avons le droit inaliénable de choisir du poulet, de l’agneau ou du bœuf abattu sans souffrance inutile.  

Nous devons être libres de choisir quel type de viande nous avalons.  

Car c’est aussi une GRAVE affaire de santé publique !

L’abattage rituel consiste en effet à sectionner l’œsophage de l’animal. Résultat : les dangereuses bactéries de son estomac peuvent contaminer la viande que vous allez manger. Écoutez le Professeur Gilbert Mouthon, de l’Ecole Nationale Vétérinaire de Maison Alfort :  

« Le contenu de l’estomac se déverse sur la tête et le collier de l’animal, contaminant toute la viande.  

Il n’y a aucune mesure permettant d’éliminer cette contamination. A moins de chauffer les carcasses à 70 °C à cœur pour éliminer toutes les bactéries E. coli ! » 4.  

En théorie, en cas de contamination, les abattoirs sont censés retirer la viande souillée. Mais voici ce qui se passe réellement, selon le vétérinaire Michel Courat :  

« Dans la pratique, cela représente une perte de profit considérable. C’est souvent remplacé par un jet d'eau, ce qui est encore pire : au lieu de retirer les potentielles bactéries, vous étalez le risque de contamination à l'ensemble de la carcasse et créez un brouillard, un spray en quelque sorte, qui est, pour le coup, très chargé en bactéries. »  

Résultat : cela peut causer des intoxications graves à la bactérie E. Coli !!  

En 2012, trois enfants ont été hospitalisés à Bordeaux pour avoir mangé des steaks hachés contaminés par la bactérie E. coli.  

L’un deux, une fillette de huit ans, a passé des heures en réanimation, entre la vie et la mort 5.  

Même drame à Limbourg, en Belgique : 19 personnes ont été intoxiquées par la bactérie E. Coli. Parmi eux, le petit Nolan, 4 ans, a passé plusieurs jours en soins intensifs pour s’en sortir.  

L’enquête a démontré que la viande contaminée venait de l’abattoir de Genk, un abattoir halal.  

Faut-il attendre la MORT d’un de nos enfants ou petits-enfants pour agir enfin ?  

Selon la journaliste Anne de Loisy, spécialiste de la filière viande, l’abattage rituel est une « bombe à retardement » :  

« Manger un steak haché industriel saignant, c'est jouer à la roulette russe. Surtout pour les enfants. En France, la bactérie E. coli touche 150 à 200 enfants de moins de 15 ans par an. »  

Voilà pourquoi je vous demande de signer d’urgence NOTRE GRANDE PÉTITION NATIONALE.

Au MINIMUM, nous devons savoir ce que nous mettons dans notre assiette ! Mais nous devons aussi organiser le débat, avec les communautés religieuses, sur la meilleure façon de mettre un terme définitif à cette pratique d’un autre âge. Nos voisins l’ont fait, POURQUOI PAS NOUS ?? Je rappelle que l’abattage rituel est jugé tellement barbare qu’il est interdit dans de nombreux pays européens, et notamment : 

  • La Suisse, depuis 1893 (et réaffirmé en 2008)  
  • La Finlande, depuis 1934  
  • La Suède, depuis 1937  
  • Le Danemark, depuis 2014  
  • Et la Belgique, depuis peu !

En 2017, le parlement belge a adopté à l’unanimité un décret interdisant l’abattage sans étourdissement préalable.  

Quant aux Pays-Bas, ils ont pris une mesure de bon sens, indispensable.  

Là-bas, les viandes d’animaux abattus sans étourdissement doivent désormais être étiquetées comme telles et présentées en magasin de façon séparée des autres viandes.  

Voilà ce que nous demandons aussi en France, au minimum.  

Nous, consommateurs respectueux de la souffrance animale et soucieux de la santé de nos enfants, nous avons le droit de savoir comment la viande a été abattue !  

De nombreux responsables politiques soutiennent notre demande.  

Dès 2010, le Parlement européen avait voté un amendement obligeant l’étiquetage des viandes.  

Mais le lobby des industriels de la viande était monté au créneau et avait réussi à supprimer cet amendement !  

En 2018, le docteur vétérinaire Loïc Dombreval, député de La République en Marche, a déposé un amendement dans le même sens 6.  

Le 20 avril dernier, Nicolas Dupont Aignan a même déposé une proposition de loi « visant à rendre obligatoire l’étiquetage affichant la mention « viande issue d’abattage rituel » 7.  

Dans la société civile aussi, de nombreuses personnalités se sont exprimées avec force.  

Écoutez ce que dit l’avocat Arnaud Klarsfeld :  

« Je pense depuis longtemps qu’un jour viendra où l’on se retournera sur la manière dont on traite les animaux. Les animaux ont une conscience, des sentiments… ».  

De son côté, Dalil Boubakeur, ancien recteur de la Grande Mosquée de Paris, a reconnu que le sujet est parfaitement légitime :  

« J’ai personnellement assuré à Brigitte Bardot, lorsque je l’ai rencontrée, que l’Islam n’est pas hostile à l’étourdissement, dans certaines conditions » 8.  

Et ce n’est pas tout.  

Même l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) l’a reconnu : pour des raisons sanitaires, « un étourdissement devrait toujours être réalisé avant l’égorgement ».  

Voilà pourquoi nous demandons AU MINIMUM d’être informés de ce que nous mangeons.  

Nous avons le droit de refuser d’être complice d’une torture animale, et d’éviter les risques de la bactérie E. coli !  

C’est DU BON SENS et c’est URGENT : signez la pétition dès maintenant !

Cet étiquetage est le STRICT MINIMUM.  

Et pourtant, les gouvernements successifs n’ont rien fait depuis au moins 10 ans !  

Tout ça parce que des lobbys s’opposent violemment à cette mesure… notamment la puissante « filière viande », qui ne veut pas réduire ses profits !  

Voilà pourquoi nous devons nous mobiliser en masse : pour réussir, nous devons être des centaines de milliers de citoyens à le DEMANDER PUBLIQUEMENT !  

Au-delà de l’étiquetage, il est grand temps de lancer un grand débat, en bonne intelligence avec les communautés religieuses, pour stopper l’abattage rituel.  

Si la Belgique, la Suisse ou la Suède l’ont fait, pourquoi pas la France ?  

Alors s’il vous plaît, signez maintenant notre grande pétition, et faites-la signer par tout votre entourage.

C’est une question de vérité et de transparence, auquel nous consommateurs avons un droit inaliénable !  

Et c’est une question de santé publique, pour nos enfants et petits-enfants.

Alors vraiment, je compte sur votre action.  

Votre dévoué,  

Guillaume Chopin

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Sources  

[1] https://www.lexpress.fr/actualite/societe/abattage-rituel-et-souffrance-animale-l-impossible-debat_2104781.html [2] https://www.lopinion.fr/edition/politique/abattage-rituel-sujet-impossible-a-deminer-202365 [3] https://www.lecese.fr/le-cese-adopte-son-avis-les-enjeux-relatifs-aux-conditions-d-elevage-de-transport-et-d-abattage-en-matiere-de-bien-etre- [4] https://www.processalimentaire.com/qualite/abattage-rituel-et-hygiene-vrai-ou-faux-probleme-20670?sso=1571899493 [5] https://www.sudouest.fr/2012/06/25/bacterie-e-coli-l-etat-de-sante-des-trois-enfants-hospitalises-a-bordeaux-753280-2780.php [6] http://www.assemblee-nationale.fr/dyn/15/amendements/0627/CION-DVP/CD161.pdf [7] http://www.assemblee-nationale.fr/15/propositions/pion1857.asp [8] http://leplus.nouvelobs.com/contribution/696398-abattage-rituel-des-animaux-oui-a-l-etourdissement-obligatoire.html  

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